Jean Michel Daclin, le Blog

UN DIMANCHE (bien) ORDINAIRE

; width=Journée rassurante aujourd'hui. J'avais été un peu déstabilisé mardi par un débat organisé par le comité de soutien à la candidature de Gérard Collomb: au milieu d'interventions peu partisanes mais néanmoins très optimistes sur la dimension internationale de Lyon, deux prises de parole évoquaient une ville immobile qui ne change pas fondamentalement. Ploucs on était, ploucs on restera...Après tout pourquoi pas! Ce ne serait pas la première fois que des gens au coeur de l'action perdraient en cours de route toute vision objective des choses.

Tout faux! Il suffisait aujourd'hui de marcher, de regarder, d'écouter pour être habité par l'incroyable énergie de cette ville. Dans tous les (nombreux) lieux où se croisaient les lyonnais en ce dimanche ordinaire j'ai ressenti physiquement la vie, non l'amour de la vie qui nous anime. C'est sans doute le secret de notre réussite. Et je conseille à ceux qui en doutent de corriger l'image ancienne qu'ils ont de Lyon en ouvrant simplement leurs yeux et leurs oreilles.

"Je hais les Dimanche" disait la chanson. Même pas vrai!

SILENCE HOPITAL

Un scénario sans doute classique mais éprouvant qui a touché ma mère m'a fait passer deux jours dans un excellent hôpital du grand Lyon. Equipement de pointe. Grand professionnalisme. Beaucoup de gentillesse. Mais cette somme de qualités n'arrive pas à échapper à une sorte de déterminisme médical: l'information c'est le pouvoir. Essayer de comprendre ce qui se passe entre des communications contradictoires (quand il y en a) relève de la boule de cristal. Et être l'objet de toutes les attentions c'est d'abord être un objet...

DIGESTION DIFFICILE

Gueule de bois prolongée comme tous les amoureux du rugby. Cette équipe de France avait oublié en cours de route un des fondamentaux du rugby: ce jeu est un jeu d'intelligence qui se joue à deux équipes. Et que la première qualité d'une grande équipe est de s'adapter au jeu de son adversaire. C'était terrible de voir les bleus (un peu trop marine!), bourrés de talents individuels, tomber dans les pièges souvent grossiers d'argentins si malins. L'intelligence était en face...

On comprend cela quand on lit les médias depuis le match. Ceux la même qui distillaient leur poison en annonçant que la France ne pouvait pas ne pas être en finale et anesthésiaient les joueurs de leurs commentaires béats s'étonnent aujourd'hui d'avoir été pris au pied de la lettre. Qui est responsable de cette forme d'angélisme qui a atteint toute une équipe? Ceux qui ont créé cette atmosphère? Ou ceux qui ont cru ce que l'on disait d'eux? L'incroyable narcissisme de Laporte était il contournable?

Coupez les TV, arrêtez les interview et le beau jeu reviendra!

RECHERCHE COURAGE

Election vendredi du président de Lyon 3. Atmosphère tendue dans la salle. Chacun sent bien l'importance de ce scrutin. Paradoxalement les deux candidats ont peu de divergences. La ligne de fracture est plus dans le style, dans la personnalité du candidat qu'ailleurs. Lequel aura le tempérament, le courage et la trempe de sortir cette université de la situation dans laquelle elle se complet depuis si longtemps? Issue heureuse. Semble t il. Morale de l'histoire: la mise en oeuvre, l'exécution d'une politique est souvent aussi importante (parfois plus) que sa construction intellectuelle.

BLOG EN VACANCES

Il fallait bien que cela arrive. Les blogs aussi partent en vacances. Pas d'inquiètude, il parait qu’ils reviennent vite, actualité oblige. Rendez-vous donc dès la fin du mois d’août pour reprendre ces conversations lyonnaises.

Bon été, à bientôt.

Vous connaissez l’adresse !

Pluie sur mon ordi

image 1Incroyable machine!

Alors même que j'allais vendredi me lancer dans une ode à Pattie Smith ne voila-t-il pas que je suis laché par la technique. Impossible même avec des sollicitations amicales mais fermes, de faire entendre raison à mon vieux PC.

Serait- ce un complot dont je verrais bien éric R... de B... en grand ordonateur ou est ce une banale conséquence de la pluviosité ambiante???

Bref vous avez été privés quelques jours de ma prose inoubliable. Et moi condamné à faire des infidélités à mon ordinateur.