UN MOMENT DE HONTE EST VITE PASSE
Par Jean Michel Daclin, mardi 9 octobre 2007 :: Gourmandises
Il y a quelques moments (trop rares) dans la vie où on peut se laisser aller et succomber à la faiblesse de la fierté de l'action accomplie. On rame, on rame, puis soudain une série divine d'évènements vient incarner, donner du sens à ce qui n'était que virtualité blottie au fond de votre tête. Quelle gourmandise! Bon, ne boudons pas notre plaisir. Un moment de honte est vite passé...Lyon est vraiment aujourd'hui incroyable. Il y a d'abord ce classement de l'UIA, l'organisme de référence en matière de congrès, qui nous fait gagner 21 places et passer à la 30° place mondiale devant Chicago, Shangaï ou Hong-kong. Il y a aussi la dynamique de l'aéroport Saint-Exupéry qui voit arriver un centre Easy Jet ou qui voit poindre le rétablissement de lignes intercontinentales majeures. C'est 7 millions de passagers en 2007. Je prend les paris sur 8 millions en 2008.
Il y a également la sortie aujourd'hui du classement référence de Cushman sur l'attractivité auprès des entreprises et des investisseurs des grandes villes européennes. Un mixte des éléments objectifs et des critères d'image. En un an, nous gagnons 7 places et arrivons en 17° position devant de grandes capitales.
Enfin, un signe qui ne trompe pas Gérard Collomb est invité pour intervenir devant l'université new-yorkaise de Columbia. Celle là même qui avait reçu l'insupportable président Iranien Mamhoud Ahmadinejad en pleine cession de l'ONU. On n'est pas responsable de ses prédécesseurs...Bref, c'est à titre de maire d'une grande agglomération et président des grandes villes européennes que le maire de Lyon interviendra sur le développement durable et sa place dans la politique menée par les villes de notre continent.
Toutes ces nouvelles doivent être terrifiantes pour le sémillant philippe Genin qui veut jeter son dévolu sur ma délégation en cas de victoire de Perb(i)en. Notre dernier débat sur TLM avait été attristant. Réduire la dimension internationale de Lyon aux nombres de délocalisations publiques que nous avons acheté au prix fort est un vrai combat d'arrière garde. Cela fait bien 10 ans que nous n'avons plus besoin de cela.
Quant au vrai fond, bien sûr personne n'a la propriété de ces victoires. C'est une vraie bataille collective que nous menons. Et cet esprit collectif est sans doute le vrai secret de toutes ces réussites.

