Atterrissage après avoir fermé les volets une semaine. Ces retours au réel sont toujours intéressants. Vous changez de lunettes et votre vision reprend une acuité qu'une trop grande proximité vous avait fait perdre. C'est bien connu le quotidien rend myope... Bien sûr, la campagne électorale occupe le terrain. Moment difficile (bonjour les coups bas). Mais moment théoriquement vivifiant pour notre démocratie.

On en est encore dans les marchandages pour la constitution des listes. Des rumeurs (un peu plus que cela je dois le dire) font état de négociations difficiles entre Perb(i)en et certains individus se réclamant d'une appartenance Modem-tendance-droite-revisitée-Mercier (si vous voyez ce que je veux dire, moi pas bien). Négociation particulièrement difficile dans le 3° pour placer madame Condemine, celle qui veut incarner le renouveau de la pratique politique... Un non-événement, j'en conviens mais tout d'un coup toute la négociation avec les millionistes se trouve remise en cause. Et c'est là qu'on découvre la réalité de l'accord de la liste de droite. La constitution des listes ressemble au plouffage des cours de récréation: un coup UMP, un coup millonistes, un coup UMP, un coup millonistes et ainsi de suite...Remarquez des fois ça change en commençant par les millonistes.

Bon, vous avez compris que placer Condemine dans le 3° en position éligible peut causer du tracas à notre ami Huguet: l'alternance saute un tour et hop vous retournez à la case départ et vous ne touchez pas 20.000... Mais ce qui me saute aux yeux c'est la logique uniquement politicienne qui anime Perb(i)en. Oublié l'ouverture, oublié les déclarations sur la merveilleuse société civile, le candidat est préoccupé, uniquement préoccupé par l'union des partis de droite à Lyon. C'est certainement une grande et difficile ambition. Mais voila notre homme déja piégé et prisonnier des ambitions personnelles déguisées politique.

Philippe Genin a bien fait de sauter du radeau.