J'avais glissé deux mots il y a deux mois sur l'excellent bouquin de mon ami Pierre Dockès: "l'enfer, ce n'est pas les autres". Un intellectuel de gauche (il n'y a là rien de déshonorant), économiste qui sort de l'académisme néo-marxiste teinté d'auto-flagellation judéo-chrétienne pour respirer. De l'air. Enfin.

Que dit-il? Oui la mondialisation existe. Et il ne sert à rien de la nier. En revanche, elle peut être l'occasion pour nous de trouver des chemins de developpement. Sans tomber dans un optimisme béat, il y a des opportunités dans le marché du monde pour alimenter et bien alimenter l'enracinement d'une société humaniste à laquelle nous aspirons.

Qui aurait pu croire qu'une telle thèse intéresse le Sénat? Par quelle magie cette docte assemblée a-t-elle sélectionné cet ouvrage profondément révolutionnaire dans sa short-list destiné à son prix annuel ? Erreur ou inattention, le diable était dans la boîte, aidé par une forme politiquement correct. Puis la magie a opéré: passé de 100 titres puis à 20 pour terminer à 3. Et enfin, the winner is: Pierre Dockès. Il est le lauréat du prix du meilleur ouvrage en matière économique décerné par le sénat après un vote démocratique (mais oui!).

Champagne! Avec un immense plaisir! Tout ceci finalement pousse à l'optimisme. Qu'une assemblée profondément conservatrice en arrive à couronner l'ouvrage de Pierre est jubilatoire. Au sens propre.