Jean Michel Daclin, le Blog

BON PLAN

J'ai gouté Samedi à Saint Vérand les crus de mon copain Chermette.

Quel bonheur. Particulièrement le Fleury.

Comme je suis plutôt un bon garcon, je vous donne un tuyau: Il organise ce soir sa dégustation annuelle. Toujours beaucoup de monde alors un ou deux de plus...Mais ne le répétez à personne.

VRAI OU FAUX?

image 1A Rome, jeudi, lors de la commission Solidarité Internationale du réseau mondial des villes, j'ai pu mesurer la capacité de mobilisation de ce thème.
Oui, beaucoup sont aujourd'hui ceux qui savent que la planète est un seul et même bateau. Et qu'à ignorer cela nous courons au précipice.

Mais quand on confronte ce constat plutôt optimiste à l'attitude des pays face à la tragédie du Darfour, cela fait vaciller. Les mêmes qui s'indignent des atrocités qu'ont connues le peuple juif ou le peuple arménien affichent une indifférence polie et réservée devant ce génocide d'aujourd'hui.

Il y a bien sûr, la complexité de la situation. Mais, plus encore, je suis convaincu que la machine médiatique finit par désincarner le pire. A force de vivre dans le virtuel nous finissons par oublier que parfois le réel existe...A un point tel que Ségolène en est amenée à bien nous préciser que, elle, elle préfère aller voir les "vrais gens".

Pendant ce temps là, nous tous, ne faisons que vulgairement fréquenter des "faux gens".
Surréaliste!

TVA pas très sociale

image 1Mensonge éhonté de Borloo hier soir.
Il dit "ce qu'il faut, c'est mettre une TVA sur les produits délocalisés et ainsi financer nos déficits". C'est en quelque sorte un droit de douane déguisé.

C'est bon ça, coco : traquer les vilains produits importés pour aider les bons produits vraiment français. Malheureusement, ce n'est pas possible. La TVA n'est pas sélective et le consommateur paye !

Pas joli-joli ce populisme quand on revendique un comportement éthique !

QUI PERD GAGNE

Les gagnants aux mines déconfites et les perdants qui sablent le champagne.

Les paradoxes sont toujours intéressants. J'ai seulement peur que cette situation, somme toute confortable, d'opposants ayant sauvé l'honneur ne produise pour la gauche le même effet anesthésiant que les dernières régionales.
Je ne conçois personnellement pas l'engagement politique comme déconnecté de l'exercice opérationnel du pouvoir. N'oublions pas que tout se présentait pour qu'elle ne le soit pas.

Nous devons tout refonder. Notre réflexion sur la société moderne, la fonction du politique, le nouvel équilibre social, politique du pays, notre pratique politique...Faisons le vite avant de sombrer dans la confortable somnolence de l'opposant.

VICTOIRE(S) !

Belles victoires en terre lyonnaise.
Le pied de nez des urnes surprend tout le monde. Surtout les vainqueurs. Cela donne des réactions intéressantes, sans barrières préfabriquées. Le naturel revient au galop !

On voit percer l'émotivité de l'un, l'acidité de l'autre. L'ambition ou l'agressivité ont du mal à se dissimuler. Métier implacable pour lequel l'avenir peut décider en un jour !

Jean-Louis (Tourraine) est tel qu'en lui même. Vainqueur mesuré, il en appelle encore à l'éthique. J'aime chez cet ami très sensible, cette volonté forcenée de voir la raison dominer toute chose. Pascale Crozon me surprend. Comme interloquée par son succès, elle a du mal à se libérer de ses mots de campagne électorale. Manière de se protéger sans doute.

Incroyable Henri Chabert, incroyable animal politique qui a tellement reçu de coups...Un de plus et pas des moindres mais l'instinct est toujours là qui lui fait donner un coup de pied au fond de la piscine.

Plus difficile pour Dominique Perben. Il a du mal à cacher son doute. Dimanche dernier, il pouvait dissimuler sa joie de voir un bout du ciel bleu s'esquisser au-dessus de sa tête. Et puis là, par Toutatis, le voilà qui lui tombe le ciel sur la tête... Une élection pas vraiment triomphale, deux circonscriptions lyonnaises qui lui échappent. On n'est pas loin du scénario catastrophe. Dans son regard transparaît l'angoissante question "mais pourquoi suis venu dans cette galère?"

Implacable métier vous disais-je...